Olympisme

LE PENTATHLON MODERNE, SPORT OLYMPIQUE PAR EXCELLENCE

 

« Une autre nouveauté fut la création du « Pentathlon moderne ». (…) mes collègues (…) acceptèrent une épreuve à laquelle j’attachais une grande valeur : véritable sacrement de l’athlète complet, le Pentathlon moderne devait comprendre : une course à pied, une course à cheval, une course de natation, un assaut d’épée et finalement une épreuve de tir à laquelle j’aurais préféré substituer une course à l’aviron, mais cela eût compliqué grandement l’organisation déjà passablement difficile. Le Pentathlon moderne a, depuis lors, obtenu un succès croissant sans qu’aient jamais été réalisées mes intentions véritables : parcours inconnus du concurrent, épreuves se succédant presque sans intervalle, chevaux fournis par le pays organisateur et tirés au sort au dernier moment, voilà ce qui devait, à mon sens, donner à l’ensemble un caractère pédagogique de premier ordre. Une opposition de caste s’est perpétuellement dressée à l’encontre de cette manière de voir et elle a fini par amener les organisateurs actuels à l’oubli total du respect des principes posés par le créateur du Pentathlon. »

Pierre de Coubertin, Mémoires olympiques, éd. Bureau International de Pédagogie Sportive, 1931, p. 111-112.

Le Pentathlon Moderne (alias Pinta) est un sport regroupant quatre épreuves. Elles sont dans l’ordre de la compétition : l’escrime, la natation, l’équitation et le laserrun. Souvent, ceux qui découvrent le pentathlon pensent que son inventeur a tiré au sort ces disciplines pour en faire un sport, tellement elles sont différentes les unes des autres. Elles requièrent des états d’esprit et des qualités techniques, athlétiques, tactiques très disparates voire même opposés. Ce qui, sous un certain angle, peut aisément se comprendre. En fait, l’inventeur du pentathlon est aussi celui qui a réinstauré les Jeux Olympiques c’est à dire Pierre de Coubertin. Il voulait donc inventer un sport complet, en adéquation avec les valeurs des Jeux Olympiques et en être le sport emblème alors il s’est penché sur les compétences d’un officier militaire du XIXème siècle. Ainsi, la mission impossible était née.

« Ce qui est le plus important dans les Jeux Olympiques, ce n’est pas de gagner mais d’y prendre part ; le plus important dans la vie n’est pas de triompher, mais de lutter1 ; »

1 Baron Pierre de Coubertin, à l’occasion d’un speech pendant un banquet du Comité International Olympique, Londres, 24 Juillet 1908.
Équipes masculines Masters de Hongrie et de Tunisie, championnat du monde UIPM 2018

« Bonjour, Monsieur Phelps. Votre mission, si toutefois vous l’acceptez… sera de transmettre un message ». Vous partirez en mission à cheval (Équitation). Sur le chemin, votre monture sera probablement tuée. Vous continuerez à pied (Laserrun). Des ennemis voudront porter atteinte à votre vie, vous vous défendrez donc à l’épée. Vous continuerez. Vous devrez traverser une rivière sur une embarcation (Aviron), cette dernière coulera donc vous continuerez à la nage (Natation). Enfin, vous arriverez à destination. Mémorisez ce message. Ce message s’autodétruira dans cinq secondes…

« Le plus important dans la vie n’est pas de conquérir, mais de combattre dignement.2 »

2 ibid
Garde ton calme et défends-toi dignement.

« C’est un sport très riche, puisqu’on y pratique cinq disciplines non seulement différentes mais qui réclament même, parfois, des qualités opposées. L’esprit combatif, la vitesse, la précision… Toutes ces qualités sont tour à tour nécessaires. C’est un sport EXTRAORDINAIRE ».

Claude Guiguet, Pentathlète Olympien OLY (1976), Directeur Technique National (x-2014) et Secrétaire général de la Fédération Française de Pentathlon Moderne